
Alors que je pensais à la rédaction d'un article dont le titre serait Quel est le meilleur moyen d'apprendre à réaliser des sites Internet ?, j'ai réalisé que la question du pourquoi méritait un article à elle toute seule.
Cette image n'a rien à faire ici, mais j'avais envie de mettre une image de ma création.
Lorsque j'ai commencé à faire des sites Internet, en 1999 (putain, 12 ans...), la question ne se posait pas vraiment, tant la création de pages Internet était l'une des activités principales sur la toile.
Depuis, les années ont passées, une bulle internet a éclatée, les gros ont rachetés les petits, les expertises se sont créées, le web est devenu participatif alors on l'a surnommé web2.0, les blogs sont arrivé, les CMS aussi, ont a commencé à parler de SEO et de Google, de nouvelles technologies fascinantes ont conduit à ce qu'on surnomme le web web2.0, un boutonneux est devenu milliardaire en connaissant tout de vous, tout les concepts possible et imaginables ont déjà étés développés, et, récemment, de nouvelles technologies de pointe ont conduits les professionnels à surnommer habillement web2.0 notre espace virtuel préféré.
Pourquoi, dès lors, avoir besoin de savoir créer un site Internet ?
Si je reprend les raisons qui me poussaient il y a 12 ans à faire mes premiers sites, la réponse semble être "aucune".
À l'époque, je voulais :
- Exister sur Internet
- Faire les sites de mes groupes
- Partager mes créations
Pour chacune des raisons que j'avais à l'époque de toucher aux technologies du web, j'ai toujours une bonne raison de ne pas le faire aujourd'hui. Alors, est-ce que le développement web est désormais exclusivement réservé à un petit nombre de techniciens professionnels ?
Pas forcement.
Pour commencer, j'aimerais rappeler qu'une page web statique (ou agrémenté de quelques include php) est encore une bonne solution, dans bien des cas. Pourquoi, pour une "bête" présentation professionnelle, calée au pixel prêt par un ami graphiste, perdre votre temps à créer ou modifier un template wordpress ? Créer un document HTML statique sera bien plus facile, et vous permettra un résultat bien plus proche de celui souhaité.
Considéré par beaucoup comme de la préhistoire, la production de pages HTML classique reste une solution qui a bien souvent des avantages.
Ensuite, parce que même en utilisant des CMS comme WordPress ou PrestaShop, il arrive toujours un moment ou on demande plus à l'outil, et ou on doit se dépatouiller pour faire fonctionner les choses, proprement. Et, à un moment, pas le choix, il faut regarder un peu de code source. On peut voir le cas par exemple avec les contenus libres dans les sidebar de la plupart des CMS. Ils laissent en effet la possibilité d'écrire du HTML qui sera interprété à l'affichage. C'est bien pratique pour intégrer rapidement du contenu, le formulaire d'inscription à une newsletter par exemple.
De plus, pour la personnalisation d'un thème, il est ambitieux d'imaginer se passer de CSS. Des millions d'utilisateurs de MySpace, à l'époque ou ce site contait encore autant d'utilisateurs, faisaient du CSS pour chaque modification de leur page perso. La plupart n'en avaient aucune idée et ne faisaient que copier/coller du code issue d'un générateur, mais l'essentiel était là, ces utilisateurs devaient faire du CSS pour modifier leurs pages, et nombreux sont ceux qui ont touché directement à leurs codes pour éditer une couleur. (et puis il y avait les autres, ceux qui réécrivaient 15 fois la même règle, mais on en parlera pas là...)
Quand aux CMS, il faut bien qu'il y ait des communautés pour les développer. Car même si, l'expertise aidant, on évite de réinventer la roue à chaque site, les technologies évoluent, les failles sont décelées, les besoins ne sont plus les mêmes, et une bonne partie des CMS étant open-source (mes favoris en tout cas), ils ont besoin de communautés pour continuer d'exister. Le sujet est le même avec des framework javaScript comme jQuery, dont le succès dépend en très grande partie d'une communauté active. Enlevez les centaines de plugins jQuery, développés par des utilisateurs lambda comme vous et moi, et le framework si populaire perd une grande partie de son intérêt.
Enfin, il reste une raison éthique. La publication de pages personnelles, de manière indépendante de toute organisation (même orientées logicielles libres), est à la base du principe d'échange d'Internet. Si demain les fondamentaux pour publier une page se perdent auprès d'un internaute technophile moyen (j'exclus de base l'internaute moyen, de toute façon aujourd'hui trop nombreux), c'est le principe même de décentralisation du réseau qui est mis en cause. Et c'est un danger dans pas mal de domaines, la créativité entre autre. Toujours cette même histoire de minitel2.0.


















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